Cette note est l'occasion de créer la catégorie speed booking, qui me permettra de parler de livres que j'ai aimés ou qui m'ont marquée.
Imaginez une société renversée, où les femmes sont au pouvoir dans tous les domaines, et les hommes soumis? Ca fait (presque) rêver, pensez-vous?
C'est pourtant ce que décrit Robert Merle dans Les hommes Protégés.
Dans une société où une encéphalite ne frappe que les hommes, la femme prend de plus en plus de place et de pouvoir.
Le Dr Martinelli, embauché à Blueville, zone protégée, sorte de "prison ou camp de concentration", travaille sur le vaccin, qui permettra à l'homme de (sur)vivre. Cependant, il va être heurté aux problèmes de castes : les abstinents sont des hommes immunisés par castration, les femmes seules au même niveau, et en bas de l'échelle sociale, les protected men - hommes protégés, comme le Dr Martinelli - qui ont subi une quarantaine pour entrer dans la zone protégée, et ne peuvent en sortir. Une zone où l'attirance d'un homme pour une femme n'est pas autorisée, coupée du monde extérieur.
Le Dr Martinelli va devoir s'adapter à ses nouvelles conditions de vie, et user d'habileté, pour mettre au point ce vaccin.
Une société complètement renversée où le machisme n'a plus lieu d'être, qui montre comment la femme prend le pouvoir dans tous les domaines, que ce soit sur le plan social, professionnel, hiérarchique ou politique.
Description de la couverture de livre :
"A la suite d'une épidémie d'encéphalite qui ne frappe que les hommes, les femmes les remplacent dans leurs rôles sociaux, et c'est une Président, Sarah Bedford, féministe dure, qui s'installe à la Maison Blanche.
Le Dr. Martinelli, qui recherche un vaccin contre l'encéphalite, est enfermé avec d'autres savants à Blueville, dans une "zone protégée" qui les tient à l'abri de l'épidémie, mais dans un climat de brimades, d'humiliations et d'angoisse. Martinelli acquiert vite la conviction que son vaccin ne sera pas utilisé , du moins sous l'Administration Bedford. C'est paradoxalement chez les femmes qu'il trouvera ses alliées les plus sûres, et par les femmes qu'il sera libéré. Mais, une fois Bedford remplacée à la Maison Blanche par une féministe modérée, Marinelli saura-t-il s'adapter à une société où les hommes ne jouent plus qu'un rôle subalterne?"
J'ai tout simplement adoré, et l'ai dévoré. Je ne peux que vivement vous conseiller ce livre de l'auteur de Malevil (qu'il faudrait que je relise, car il m'avait aussi beaucoup marquée à l'époque)
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